Quand la santé mentale traverse les frontières de l’éducation

Les multiples rapports institutionnels et scientifiques – français comme internationaux – sur la santé mentale sont unanimes : on constate un nombre croissant d’adolescent·es éprouvant des difficultés psychiques, allant des périodes de tristesse prolongées, aux idées suicidaires, en passant par des troubles anxio-dépressifs. Étape délicate de l’existence, bousculée par de nombreux changements, l’adolescence est un moment privilégié pour intervenir de façon préventive avant que les pathologies mentales ne s’aggravent et ne deviennent chroniques à l’âge adulte. Cette période de construction est fortement encadrée par les institutions d’enseignement secondaire et supérieur. Elles constituent ainsi des sphères de socialisation structurantes pour la santé mentale des adolescent·es. En outre, la recherche, notamment anglo-saxonne, a mis au jour les liens entre une bonne santé mentale et la réussite scolaire. Dans ce sillage, les institutions d’enseignement sont désormais identifiées comme des espaces privilégiés de repérage, voire de prévention, des souffrances psychologiques des élèves et des étudiant·es.

La place des enfants en ville : quels enjeux publics ?

Il est de plus en plus rare de voir des enfants se promener seuls dans l’espace public en raison d’un urbanisme peu adapté à leurs besoins. Leur absence, voire leur rejet de certains espaces, est une réalité désormais reconnue. En témoigne la « une » du quotidien Libération du 19 février 2024 affichant le titre Moi, mioche et gênant, ou encore l’article du quotidien Le Monde mettant en lumière la prolifération des lieux « no kids ».